À propos de Chypre du Nord · Population
Chypriotes turcs : peuple, origines, langue et culture vivante
Au 31 octobre 2026, « Chypriotes turcs » est le nom de la communauté turcophone de Chypre, dont les historiens font généralement remonter l'histoire à la domination ottomane à partir de 1571 et qui, selon une étude de 1991, vivait presque entièrement dans le nord au début des années 1990. Les origines, les identités et les histoires familiales varient ; cette page rapporte donc des sources nommées et montre où elles divergent. Elle couvre les définitions, une brève chronologie, les débats sur l'ascendance, le dialecte du turc chypriote, la courtoisie et les archives.
Vérifié le 31 octobre 2026 auprès des sources citées dans le texte et listées ci-dessous. Les positions des parties leur sont attribuées.

Qui sont les Chypriotes turcs : définitions et identité
Les Chypriotes turcs (Kıbrıs Türkleri) sont la communauté turcophone de Chypre. Dans son texte d'origine, l'article 2 de la Constitution de 1960 de la République de Chypre définissait la communauté turque comme les citoyens d'origine turque dont la langue maternelle est le turc, ou qui partagent les traditions culturelles turques, ou qui sont musulmans. Une étude par pays de la Bibliothèque du Congrès de 1991 énumère cinq communautés historiques sur l'île : les Chypriotes grecs, les Chypriotes turcs, les Maronites, les Arméniens et les Latins. Les deux parties divergent sur la question de savoir si la Constitution de 1960 s'applique encore après 1963 ; cette page ne l'utilise donc que pour montrer comment la communauté était autrefois définie en droit.
Plusieurs notions différentes se confondent facilement. La communauté ou l'ethnicité renvoie à l'appartenance et à la filiation telles que les personnes et le droit les ont formulées. La citoyenneté est un lien juridique. La résidence est le lieu où l'on vit. La nationalité peut désigner la citoyenneté ou le sentiment d'appartenir à une nation, et les sources emploient le mot de façons différentes. La langue est une compétence plutôt qu'un critère d'appartenance, et la migration décrit un déplacement plutôt qu'une identité. Les fiches ci-dessous gardent ces notions séparées ; aucune d'elles ne décide à elle seule qui est Chypriote turc.
Les noms diffèrent aussi selon les institutions. Les textes du Conseil de sécurité de l'ONU de 1983 et 1984 parlent des « autorités chypriotes turques » et de la « direction chypriote turque », tandis que la Commission européenne parle de la communauté chypriote turque. Les identités individuelles et les histoires familiales varient, et des chercheurs décrivent des récits identitaires concurrents dans le nord. Les traditions, la musique, l'artisanat et les fêtes sont traités sur la page Culture et traditions chypriotes turques ; la section sur la langue ci-dessous complète les notes sur le dialecte de cette page sans les répéter.
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Chronologie en bref
Il s'agit d'une brève orientation, non d'une histoire. Les dates et les formulations proviennent des sources nommées ; le récit plus long se trouve dans le guide Chronologie de l'histoire de Chypre du Nord, de 1571 à aujourd'hui. L'étude par pays de la Bibliothèque du Congrès citée pour plusieurs des premières dates a été publiée en 1991 ; les textes de l'ONU, de l'UE et des tribunaux sont donc cités pour les événements plus récents.
Lorsque les parties divergent, chaque position est attribuée à la partie qui la défend : le côté chypriote turc et turc, ou le côté de la République de Chypre et chypriote grec. Le Bureau d'information publique de la RTCN présente 1963 comme l'année où les Chypriotes grecs ont pris le contrôle des institutions de la République, et une lettre de la RTCN diffusée à l'ONU en avril 2025 expose le point de vue chypriote turc selon lequel le problème chypriote a commencé en 1963, et non en 1974. La République de Chypre date le problème de 1974. La diffusion d'une lettre comme document de l'ONU ne vaut pas approbation de l'ONU.
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Ascendance et migration : ce que disent les sources
Les historiens qui travaillent à partir des archives ottomanes décrivent une installation de populations venues d'Anatolie après 1571. Halil İnalcık écrit qu'à partir de 1572 les Ottomans ont transféré des Turcs d'Anatolie vers l'île selon la méthode du sürgün et fait venir « une grande masse de gens » comme population productive. Le résumé de l'éditeur de l'étude de Ronald Jennings sur les registres judiciaires décrit une migration obligatoire de Turcs musulmans de la province voisine de Karaman, ainsi que la conversion de chrétiens locaux à l'islam. Aucun des deux résumés ne donne ici un nombre de colons, et cette page n'en affirme aucun.
Ce n'est pas la seule ligne d'argumentation. Dans le résumé d'une communication à un colloque de 2019, le linguiste G. Y. Peler remet en cause l'habitude de dire que les Chypriotes turcs d'aujourd'hui descendent de ces premiers colons, et soutient que certains traits dialectaux (Hatay, Gaziantep, azerbaïdjanais, kiptchak) ne s'expliquent pas par une origine purement anatolienne centrale et méditerranéenne côtière. C'est une position minoritaire dans la recherche, et elle n'est pas tranchée. Un mémoire de master de 2014 de l'Eastern Mediterranean University énonce son objectif comme la mise en corrélation de l'ethnicité et du dialecte, ce qui montre comment la langue est utilisée comme preuve dans ce débat.
Les mouvements ultérieurs apparaissent dans les sources davantage comme un sujet politique et social que comme un chiffre. Le rapport PRIO de 2005 de Mete Hatay constate un vote ethnique parmi les personnes venues de Türkiye jusqu'en 1990 et une dispersion entre les partis généralistes depuis. Une thèse de l'université de Lancaster analyse comment l'immigration et le statut de citoyenneté ont façonné les récits identitaires dans le nord de Chypre. Les sources consultées pour cette page ne donnent aucun chiffre fiable sur les mariages mixtes ni sur les communautés chypriotes turques à l'étranger ; aucun n'est donc donné.
Deux articles à comité de lecture sur le chromosome Y sont souvent cités. Gurkan et ses collègues (Annals of Human Biology, 2017) ont typé 380 hommes échantillonnés comme Chypriotes turcs à 17 marqueurs Y-STR et ont conclu que les lignées paternelles semblent autochtones, avec le lien génétique le plus étroit avec les populations voisines du Proche-Orient. Heraclides et ses collègues (PLOS ONE, 2017) ont comparé un nouvel échantillon chypriote grec à ce même jeu publié de 380 haplotypes chypriotes turcs et ont rapporté que les Chypriotes grecs et turcs partagent principalement une ascendance paternelle commune antérieure à la période ottomane, les Chypriotes turcs montrant un léger déplacement vers les populations turques en raison d'haplogroupes d'Eurasie orientale que les auteurs décrivent comme d'origine ottomane possible.
Les deux articles ne portent que sur les lignées paternelles, sans données maternelles ni sur l'ensemble du génome. Le volet chypriote turc du second article est le jeu de données du premier ; les deux ne sont donc pas indépendants. Les interprétations sont celles des auteurs et sont nuancées par eux, et aucun des deux articles ne définit qui est Chypriote turc. Cette page ne donne aucun pourcentage.
L'identité ne se réduit pas à la génétique. L'American Society of Human Genetics indique que la plupart de la variation génétique humaine est un gradient, de sorte que des frontières nettes entre groupes de population ne peuvent pas être attribuées avec exactitude. C'est une déclaration générale, non une déclaration sur les Chypriotes turcs. L'usage public de tels résultats à Chypre est politique, et ils ne doivent pas servir à affirmer une identité commune ni à nier des différences.
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Apparence et stéréotypes
Il n'existe pas d'apparence unique qui désignerait quelqu'un comme Chypriote turc. Les membres de la communauté, comme les gens partout, diffèrent par la taille, le teint, les cheveux et les traits, et les sources sur les origines citées plus haut décrivent plus d'une ligne de mouvement et de contact. Cette page ne comporte donc ni portraits ni photographies d'archive et ne décrit personne par son apparence.
La seule source de cette vérification qui aborde l'idée de types fixes est générale : l'American Society of Human Genetics indique que la variation humaine est surtout un gradient, de sorte que les frontières entre groupes ne peuvent pas être attribuées avec exactitude. Aucune source trouvée ne décrit une apparence chypriote turque, et les articles sur le chromosome Y étudient des marqueurs de lignée paternelle, non l'apparence. Deviner l'origine, le nom ou les opinions politiques de quelqu'un d'après son apparence ou son accent n'est pas fiable ; il s'agit d'un conseil général de courtoisie de NORTHEA, non d'un constat tiré d'une source.
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Kıbrıs Türkçesi : ce que disent les sources sur le dialecte
Le turc chypriote (Kıbrıs Türkçesi) est le turc parlé par les Chypriotes turcs. Les sources utilisées ici le traitent comme du turc doté de ses propres sons, de sa propre intonation et de son propre vocabulaire, et non comme une erreur. La page sur la culture présente le dialecte ; cette section ajoute les sons, la prosodie, les limites régionales et les mots issus de contacts, et les fiches ci-dessous donnent d'autres exemples que la page sur la culture ne contient pas.
Sur les sons, Orhan Kabataş (2006) appelle le passage du k final à g le trait phonétique le plus répandu du turc chypriote, note que le voisement de ç, k et t diffère selon les districts sans les nommer, et décrit le ğ devenant v, des consonnes doublées qui peuvent venir de l'emphase, et une voyelle ajoutée devant les groupes consonantiques initiaux dans les emprunts. Nurettin Demir décrit l'abrègement des voyelles longues dans les emprunts à l'arabe et au persan, et Mustafa Argunşah (2001) rapporte le même abrègement, qui selon lui ne s'explique pas par la seule influence du grec.
Sur la prosodie, Demir décrit des questions marquées par l'accent sur la dernière syllabe et note que la particule interrogative est employée bien moins qu'en turc standard. La cause est débattue : Kabataş attribue ce schéma à l'influence du grec, Argunşah dit qu'il se rencontre aussi dans les dialectes anatoliens et en turc standard et n'est donc pas propre à Chypre, et Demir dit que l'accent chypriote diffère et appelle un travail expérimental. Une étude acoustique de 2023 (Payne et collègues) portant sur quatre jeunes locuteurs de Nicosie a constaté que deux employaient une mélodie interrogative proche du grec et deux une mélodie proche du turc ; les deux qui avaient la mélodie proche du turc avaient récemment étudié en Türkiye, et la particule était facultative avec cette mélodie et jamais employée avec celle proche du grec. Les auteurs qualifient ces résultats de préliminaires.
Sur la variation régionale, Kabataş dit qu'il est erroné de traiter Chypre comme ayant un seul « Kıbrıs ağzı » : il décrit un ensemble de dialectes dont il juge les différences peu importantes, et dit que les différences régionales s'estompent lentement depuis 1974, ce qu'il présente comme une tendance plutôt que comme un processus achevé. Demir rattache quelques traits à des lieux nommés : un l de timbre antérieur à Karpaz, f devenant h à Karpaz, un z supplémentaire dans la région de Gazimağusa et un sens pluriel de -lIk dans certaines parties d'Akdoğan et d'Akıncılar chez des locuteurs venus de la région de Baf. Il dit que ces traits ne représentent pas tous les dialectes chypriotes et que, dans les villages comptant beaucoup de nouveaux arrivants après 1974, le dialecte local a moins d'influence. Argunşah relève l'assimilation entre mots à voyelles postérieures dans le parler de Lefkoşa. Les sources divergent sur l'endroit où l'on entend f > h (Karpaz selon Demir, Baf selon Betmezoğlu), et aucune source ouverte pour cette page ne décrit spécifiquement le parler de Girne ou de Güzelyurt. Kabataş ajoute que le Derleme Sözlüğü enregistre de nombreux mots de Baf, Limasol et Köfünye, aujourd'hui dans le sud, que des locuteurs plus âgés installés dans le nord ont conservés.
Sur les mots issus de contacts, les fiches donnent l'origine déclarée par chaque source. Pehlivan et Chirli (2011) recueillent des mots italiens, Erciyas (2021) des mots venus de l'italien, y compris le vénitien, de l'anglais et du français, et Kabataş et Betmezoğlu des mots venus du grec, de l'italien et de l'anglais. Pehlivan et Chirli disent que certains éléments ne survivent que chez les locuteurs âgés, et Kabataş dit qu'une liste de mots grecs a été en grande partie apprise par des Chypriotes turcs en Anatolie et rapportée, de sorte qu'ils sont aussi employés dans les dialectes anatoliens. Peler (2020) constate que les suffixes copiés du grec n'apparaissent que dans des mots figés et ne sont pas productifs. Aucune source ne chiffre combien de locuteurs emploient tel ou tel élément aujourd'hui ; les mots sont donc des exemples, non l'affirmation que tout le monde les dit.
Aucune indication de prononciation n'est donnée, délibérément. Aucune des sources ouvertes ne donne l'API pour des mots précis du turc chypriote, et aucun enregistrement audio de locuteur natif sous licence utilisable n'a été trouvé ; cette page ne propose donc ni API ni audio. Les graphies suivent l'orthographe turque propre à chaque source, y compris le ñ et la marque de coup de glotte de Demir et le ŋ de Kabataş.
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Rencontrer les gens : courtoisie et sensibilité linguistique
Les sources examinées pour cette page ne contiennent aucun guide de savoir-vivre à l'intention des visiteurs ou des résidents. Ce qui suit relève de la courtoisie générale selon NORTHEA, non d'une affirmation sur tous les Chypriotes turcs ; lorsqu'une source étaye un point, la fiche la nomme.
Sur la langue, considérez le dialecte comme une variété à longue histoire plutôt que comme du turc incorrect ; Kabataş fait remonter certains mots locaux au vieux turc. Demander ce que signifie un mot est une manière courtoise de montrer son intérêt. Les résidents peuvent aussi parler le turc standard, l'anglais ou d'autres langues, et les sources ne disent pas qui parle quoi ; évitez donc de faire des suppositions sur le parcours de quelqu'un à partir de son accent.
Sur les termes, les institutions nomment différemment le lieu et la population (voir la première section), et les deux parties décrivent différemment 1963, 1974 et 1983. En tant qu'invité, il est courtois de laisser chacun employer ses propres mots et de ne pas insister sur les débats politiques sauf invitation. Sur la religion, la définition de 1960 comptait les traditions culturelles et la langue maternelle autant que la foi musulmane ; ne présumez donc pas de la pratique d'une personne. Voir religion et lieux de culte pour les sites et la pratique.
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Musées, archives et histoire orale
Le site du Département des antiquités et des musées de la RTCN n'a pas pu être ouvert lors de cette vérification, et un article de presse de 2017 sur la réouverture du musée d'ethnographie du manoir Derviş Paşa n'a pas pu l'être non plus. Cette page ne donne donc ni horaires d'ouverture, ni tarifs, ni statut actuel des musées ; renseignez-vous auprès de chaque musée. Les musées que le Département répertorie sont décrits sur la page sur la culture, qui a été vérifiée séparément.
Les liens ci-dessous ont été ouverts et sont des adresses valides, mais leurs conditions d'accès ne sont pour la plupart pas indiquées ; confirmez-les avant de vous déplacer. Plusieurs proviennent d'institutions bicommunautaires ou de la République de Chypre, ce qui permet de voir plus d'un récit des mêmes années ; aucun n'est un site officiel de la RTCN.
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Informations pratiques
- Méthode : chaque affirmation est rattachée à une source nommée ouverte le 31 octobre 2026, et les citations sont gardées courtes. Les formulations de l'ONU, de l'UE et des tribunaux sont attribuées à ces instances, et la position de chaque partie à cette partie. L'étude par pays de la Bibliothèque du Congrès date de 1991 ; elle n'est donc utilisée que pour les dates et la structure. Certains textes de l'ONU ont été lus sur des sites miroirs ou dans des compilations.
- NORTHEA ne rend pas d'avis juridiques ; nous coordonnons un examen juridique indépendant et constituons des dossiers de vérification préalable (due diligence).
- Vérification juridique : contrôlée par un avocat inscrit au barreau de la KKTC.
- Corrections : écrivez à NORTHEA via la page de contact.
- Omis faute de source vérifiée : nombres de colons, chiffres sur les mariages mixtes et la diaspora, pourcentages d'ADN, API et audio, horaires d'ouverture et tarifs des musées, et le site officiel du Département des antiquités et des musées de la RTCN. Les textes primaires de l'UE sur EUR-Lex (protocole 10 et règlement 866/2004) n'ont pas pu être récupérés ; la position de l'UE est donc citée d'après les pages de la Commission européenne.
- Les mots du dialecte sont des exemples tirés d'études nommées, non l'affirmation que tous les Chypriotes turcs les emploient. Les graphies diffèrent selon les sources et suivent l'orthographe propre à chacune.
Questions fréquentes
Qui sont les Chypriotes turcs ?
Les Chypriotes turcs (Kıbrıs Türkleri) sont la communauté turcophone de Chypre. La Constitution de 1960 définissait ses membres par l'origine turque et la langue maternelle, les traditions culturelles turques ou la foi musulmane. Les identités individuelles et les histoires familiales varient, et le terme n'est pas un test de filiation.
D'où viennent les Chypriotes turcs ?
Des historiens tels que Halil İnalcık et Ronald Jennings décrivent une installation et une migration obligatoire depuis l'Anatolie après 1571, et Jennings décrit aussi la conversion de chrétiens locaux. Le linguiste G. Y. Peler soutient que les traits dialectaux indiquent une origine plus complexe. Aucune source utilisée ici ne donne de nombre de colons.
« Chypriote turc » désigne-t-il une ethnicité, une citoyenneté ou une nationalité ?
C'est surtout une étiquette communautaire ou ethnique. La citoyenneté est distincte : la Commission européenne indique que tous les Chypriotes ont en principe droit à la citoyenneté de la République de Chypre et donc à la citoyenneté de l'UE, sous réserve du droit de cette République. La nationalité s'emploie de façons différentes ; demandez donc ce que la personne veut dire.
Que disent les études ADN sur l'ascendance des Chypriotes turcs ?
Deux articles de 2017 étudient uniquement les lignées paternelles (chromosome Y), à partir d'un jeu de données commun de 380 hommes. Gurkan et ses collègues interprètent les lignées comme autochtones et les plus proches des populations du Proche-Orient ; Heraclides et ses collègues rapportent surtout une ascendance paternelle commune antérieure à la période ottomane avec les Chypriotes grecs, plus un léger déplacement vers les populations turques. Aucun des deux ne définit qui est Chypriote turc.
Existe-t-il une apparence chypriote turque ?
Non. L'American Society of Human Genetics indique que la plupart de la variation génétique humaine est un gradient, de sorte que des frontières nettes entre groupes ne peuvent pas être attribuées avec exactitude, et aucune source vérifiée ne décrit une apparence chypriote turque. Cette page n'utilise donc aucun portrait.
En quoi le turc chypriote diffère-t-il du turc de Türkiye ?
Les sources décrivent des différences de sons (par exemple k et t finaux voisés, comme dans dörd), d'intonation des questions, de certains points de grammaire et de vocabulaire, qui comprend des emprunts au grec, à l'italien et à l'anglais. Kabataş fait remonter certains mots locaux au vieux turc, et traite le dialecte comme une variété à comparer au turc plus ancien, non comme une erreur.
Existe-t-il un seul accent chypriote turc ?
Non. Kabataş juge inexacte l'étiquette unique « Kıbrıs ağzı » et décrit un ensemble de dialectes dont il juge les différences peu importantes. Des traits sont rattachés à des zones nommées comme Karpaz, Gazimağusa et Baf, et il dit que les différences régionales s'estompent lentement depuis 1974.
Quels mots du turc chypriote viennent du grec, de l'italien ou de l'anglais ?
Exemples tirés des sources : ispirto (allumettes) du grec, bomilarga (tomate) et siketto (café noir sans sucre) de l'italien, et isviç (interrupteur) de l'anglais. Pehlivan et Chirli disent que certains de ces éléments ne survivent que chez les locuteurs âgés, et les fiches de cette page donnent l'origine déclarée par chaque source.
Qu'a dit l'ONU à propos de 1974 et de 1983 ?
En 1974, le Conseil de sécurité a exigé la cessation immédiate de toute intervention militaire étrangère dans la République de Chypre (résolution 353). En 1983, il a jugé la déclaration de la RTCN juridiquement invalide (541), et en 1984 il a appelé les États à ne pas reconnaître le prétendu État (550). La Türkiye et la RTCN rejettent ces résolutions et décrivent 1974 comme une opération de paix.
Où trouver des archives ou de l'histoire orale ?
Les ressources ouvertes lors de cette vérification comprennent la Cyprus Critical History Archive (journaux sur 1955–1964), l'archive de journaux chypriotes turcs répertoriée par la bibliothèque de l'EMU, l'Oral History Archive de la Frederick University, et l'AHDR et le PRIO Cyprus Centre bicommunautaires. Les conditions d'accès varient ; confirmez-les avant de vous déplacer.
Sources
- Bibliothèque du Congrès : Cyprus, a country study : Ethnicity
- Bibliothèque du Congrès : Cyprus, a country study : Population
- Bibliothèque du Congrès : Cyprus, a country study : Ottoman rule
- Bibliothèque du Congrès : Cyprus, a country study : British rule
- Bibliothèque du Congrès : Cyprus, a country study : British annexation
- Bibliothèque du Congrès : Cyprus, a country study : The Republic of Cyprus
- Bibliothèque du Congrès : Cyprus, a country study : Intercommunal violence
- Bibliothèque du Congrès : Cyprus, a country study : 1974 events
- Bibliothèque du Congrès : Cyprus, a country study : Developments since 1974
- Constitution de la République de Chypre, 1960 (texte anglais, articles 2 et 3)
- UK Cyprus Act 1960 (legislation.gov.uk)
- Halil İnalcık : A Note on the Population of Cyprus (DergiPark)
- Ronald C. Jennings : Christians and Muslims in Ottoman Cyprus and the Mediterranean World, 1571-1640 (Project MUSE)
- G. Y. Peler : Kıbrıs Türklerinin dillik ataları (résumé de communication, 2019)
- Mete Hatay : Beyond Numbers (PRIO Cyprus Centre, 2005)
- Mustafa Cirakli : Identity, immigration and citizenship in northern Cyprus (université de Lancaster, 2016)
- BRTK : chiffres de la population de la RTCN publiés
- Gurkan et al. (2017) : lignées paternelles chypriotes turques (PubMed)
- Heraclides et al. (2017) : analyse du chromosome Y des Chypriotes grecs (PubMed)
- Heraclides et al. (2017), PLOS ONE, Méthodes
- American Society of Human Genetics (2018), déclaration, Am J Hum Genet
- Bureau d'information publique de la RTCN : Histoire
- Bureau d'information publique de la RTCN : actualités (anniversaire du 15 novembre 1983)
- Document de l'ONU S/2025/232 (lettre annexée par le représentant de la RTCN)
- Bureau de presse et d'information de la République de Chypre : The Cyprus Question, a brief introduction
- BRTK : le ministère des Affaires étrangères dit que l'intervention de la Türkiye a apporté la paix à Chypre
- Maintien de la paix de l'ONU : page de la mission UNFICYP
- Résolution 353 (1974) du Conseil de sécurité de l'ONU
- Résolution 541 (1983) du Conseil de sécurité de l'ONU
- Résolution 550 (1984) du Conseil de sécurité de l'ONU
- Cyprus Mail : Keeping hope alive, two decades of crossings
- Al Jazeera : Breaking down the wall (26 avril 2003)
- Commission européenne : règlement Ligne verte
- Représentation de la Commission européenne à Chypre : communauté chypriote turque
- Cour européenne des droits de l'homme : Loizidou c. Turquie (fond, 1996)
- Zaim Necatigil : The Loizidou Case, a Critical Examination (1999)
- Nurettin Demir : Kıbrıs Ağızları Üzerine Notlar
- Orhan Kabataş : Kıbrıs Türkçesinin Ses Bilgisi Özellikleri (Belleten, 2006)
- Mustafa Argunşah : Kıbrıs Türk Ağzında Ünlü Değişmeleri (2001)
- Payne et al. : Prosody in Contact, Polar Questions in Cypriot Varieties of Greek and Turkish (ICPhS 2023)
- Meryem Betmezoğlu : Kıbrıs Türk Ağızlarında Ünlülerle Başlayan Sözlükbirimler (mémoire EMU, 2014)
- Osman Erciyas : Kıbrıs Türk Ağzında Yerlileşen Batı Kökenli Sözcükler (2021)
- Pehlivan et Chirli : Kıbrıs Türk Ağzında İtalyanca Sözcükler (2011)
- G. Y. Peler : Kıbrıs Ağızlarında Kullanılan Birtakım Alışılmadık Ekler ve Türemiş Kelimeler (2020)
- Cyprus Critical History Archive : À propos
- EMU Özay Oral Library : Histoire
- Near East University : Grand Library
- Frederick University : Oral History Archive, méthodologie
- Association for Historical Dialogue and Research
- PRIO Cyprus Centre
- Cyprus Mail : Cultural heritage preservation promotes unity, says UNDP
- Kültür Envanteri : Lefkoşa Mevlevihanesi
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