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À propos de Chypre du Nord · Population

Chypriotes turcs : peuple, origines, langue et culture vivante

Au 31 octobre 2026, « Chypriotes turcs » est le nom de la communauté turcophone de Chypre, dont les historiens font généralement remonter l'histoire à la domination ottomane à partir de 1571 et qui, selon une étude de 1991, vivait presque entièrement dans le nord au début des années 1990. Les origines, les identités et les histoires familiales varient ; cette page rapporte donc des sources nommées et montre où elles divergent. Elle couvre les définitions, une brève chronologie, les débats sur l'ascendance, le dialecte du turc chypriote, la courtoisie et les archives.

Vérifié le 31 octobre 2026 auprès des sources citées dans le texte et listées ci-dessous. Les positions des parties leur sont attribuées.

Qui sont les Chypriotes turcs : définitions et identité. Concept visuel généré par IA
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Qui sont les Chypriotes turcs : définitions et identité

Les Chypriotes turcs (Kıbrıs Türkleri) sont la communauté turcophone de Chypre. Dans son texte d'origine, l'article 2 de la Constitution de 1960 de la République de Chypre définissait la communauté turque comme les citoyens d'origine turque dont la langue maternelle est le turc, ou qui partagent les traditions culturelles turques, ou qui sont musulmans. Une étude par pays de la Bibliothèque du Congrès de 1991 énumère cinq communautés historiques sur l'île : les Chypriotes grecs, les Chypriotes turcs, les Maronites, les Arméniens et les Latins. Les deux parties divergent sur la question de savoir si la Constitution de 1960 s'applique encore après 1963 ; cette page ne l'utilise donc que pour montrer comment la communauté était autrefois définie en droit.

Plusieurs notions différentes se confondent facilement. La communauté ou l'ethnicité renvoie à l'appartenance et à la filiation telles que les personnes et le droit les ont formulées. La citoyenneté est un lien juridique. La résidence est le lieu où l'on vit. La nationalité peut désigner la citoyenneté ou le sentiment d'appartenir à une nation, et les sources emploient le mot de façons différentes. La langue est une compétence plutôt qu'un critère d'appartenance, et la migration décrit un déplacement plutôt qu'une identité. Les fiches ci-dessous gardent ces notions séparées ; aucune d'elles ne décide à elle seule qui est Chypriote turc.

Les noms diffèrent aussi selon les institutions. Les textes du Conseil de sécurité de l'ONU de 1983 et 1984 parlent des « autorités chypriotes turques » et de la « direction chypriote turque », tandis que la Commission européenne parle de la communauté chypriote turque. Les identités individuelles et les histoires familiales varient, et des chercheurs décrivent des récits identitaires concurrents dans le nord. Les traditions, la musique, l'artisanat et les fêtes sont traités sur la page Culture et traditions chypriotes turques ; la section sur la langue ci-dessous complète les notes sur le dialecte de cette page sans les répéter.

  • Distinction

    Communauté ou ethnicité

    L'article 2 de la Constitution de 1960 définissait la communauté turque par l'origine et la langue maternelle, les traditions culturelles ou la foi musulmane, et laissait les autres citoyens (Maronites, Arméniens, Latins) choisir l'une des deux communautés. Ce sont des catégories constitutionnelles, non des catégories de recensement.

    Source: servat.unibe.ch

  • Distinction

    Citoyenneté

    La Commission européenne indique que tous les Chypriotes ont en principe droit à la citoyenneté de la République de Chypre et donc à la citoyenneté de l'UE. L'éligibilité individuelle dépend du droit de la République de Chypre, que cette page n'a pas examiné.

    Source: commission.europa.eu

  • Distinction

    Résidence

    La BRTK a rapporté que le chiffre de population de l'Institut statistique de la RTCN pour 2021 était de 390,745, une estimation, contre 286,257 au recensement du 4 décembre 2011. Les totaux comptent les résidents, non les Chypriotes turcs, et le traitement des résidents non citoyens et des étudiants n'a pas été vérifié.

    Source: arsiv2022.brtk.net

  • Distinction

    Nationalité

    Nationalité et citoyenneté ne sont pas la même chose. Une thèse de doctorat de 2016 de l'université de Lancaster, par Mustafa Cirakli, retrace comment l'immigration et le statut de citoyenneté des populations venues de Türkiye ont façonné des récits identitaires concurrents dans le nord de Chypre entre 1995 et 2013.

    Source: eprints.lancs.ac.uk

  • Distinction

    Langue

    Selon l'article 3 de la Constitution de 1960, le grec et le turc sont les deux langues officielles. La langue maternelle figure à l'article 2 comme l'un de plusieurs critères alternatifs ; parler turc n'est donc pas, en soi, l'expression d'une appartenance communautaire.

    Source: servat.unibe.ch

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Chronologie en bref. Concept visuel généré par IA
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Chronologie en bref

Il s'agit d'une brève orientation, non d'une histoire. Les dates et les formulations proviennent des sources nommées ; le récit plus long se trouve dans le guide Chronologie de l'histoire de Chypre du Nord, de 1571 à aujourd'hui. L'étude par pays de la Bibliothèque du Congrès citée pour plusieurs des premières dates a été publiée en 1991 ; les textes de l'ONU, de l'UE et des tribunaux sont donc cités pour les événements plus récents.

Lorsque les parties divergent, chaque position est attribuée à la partie qui la défend : le côté chypriote turc et turc, ou le côté de la République de Chypre et chypriote grec. Le Bureau d'information publique de la RTCN présente 1963 comme l'année où les Chypriotes grecs ont pris le contrôle des institutions de la République, et une lettre de la RTCN diffusée à l'ONU en avril 2025 expose le point de vue chypriote turc selon lequel le problème chypriote a commencé en 1963, et non en 1974. La République de Chypre date le problème de 1974. La diffusion d'une lettre comme document de l'ONU ne vaut pas approbation de l'ONU.

  • Date

    Avant 1571

    Cette page ne présente aucune population plus ancienne comme les ancêtres des Chypriotes turcs ni de quiconque. Les sources font conventionnellement débuter la période ottomane en 1571, comme le montre la fiche suivante.

    Source: countrystudies.us

  • Date

    1570–1571

    L'étude de la Bibliothèque du Congrès date le début de la période ottomane de la chute de Famagouste en 1571, après le débarquement de 1570 et le siège de Nicosie.

    Source: countrystudies.us

  • Date

    À partir de 1572

    L'historien ottoman Halil İnalcık, à partir de registres ottomans, écrit qu'à partir de 1572 les Ottomans ont transféré des Turcs d'Anatolie vers l'île selon la méthode du sürgün (déportation et installation).

    Source: dergipark.org.tr

  • Date

    Juin 1878

    La Grande-Bretagne et le gouvernement ottoman ont conclu la Convention de Chypre, en vertu de laquelle l'île a été placée sous administration britannique.

    Source: countrystudies.us

  • Date

    1914 et 1925

    L'étude de la Bibliothèque du Congrès indique que la Grande-Bretagne a annexé l'île en 1914 lorsque l'Empire ottoman est entré dans la Première Guerre mondiale, que la Türkiye a reconnu l'annexion dans le traité de Lausanne de 1923 et que Chypre est devenue colonie de la Couronne en 1925.

    Source: countrystudies.us

  • Date

    1960

    Le Cyprus Act 1960 du Royaume-Uni prévoyait une république indépendante. L'étude de la Bibliothèque du Congrès décrit l'accord comme une république dotée d'un président chypriote grec et d'un vice-président chypriote turc.

    Source: countrystudies.us

  • Date

    1963–1964

    L'étude de la Bibliothèque du Congrès date de 21 décembre 1963 de graves violences à Nicosie et indique qu'une part importante de la population chypriote turque s'est retrouvée entassée dans le quartier turc de Nicosie et dans des enclaves. Le Conseil de sécurité de l'ONU a créé la UNFICYP en 1964 pour prévenir de nouveaux combats.

    Source: countrystudies.us

  • Date

    1974

    L'étude de la Bibliothèque du Congrès relève un coup d'État le 15 juillet et le début de l'intervention militaire turque tôt le 20 juillet. La résolution 353 du Conseil de sécurité a exigé la cessation immédiate de toute intervention militaire étrangère dans la République de Chypre. La Türkiye et la RTCN décrivent ces événements comme une opération de paix ; la République de Chypre et la Grèce emploient d'autres termes.

    Source: digitallibrary.un.org

  • Date

    1975

    Un « État fédéré turc de Chypre » a été proclamé. La même étude indique que, au début des années 1990, la quasi-totalité des Chypriotes turcs vivaient dans le nord.

    Source: countrystudies.us

  • Date

    15–18 novembre 1983

    L'administration de la RTCN commémore le 15 novembre 1983 comme la déclaration de sa souveraineté et de son indépendance. La résolution 541 du Conseil de sécurité du 18 novembre a jugé cette déclaration juridiquement invalide et demandé son retrait. La Türkiye et la RTCN rejettent la résolution.

    Source: hamamoto.law.kyoto-u.ac.jp

  • Date

    11 mai 1984

    La résolution 550 a condamné les actions sécessionnistes et réitéré l'appel lancé à tous les États à ne pas reconnaître le prétendu État. La RTCN n'est reconnue que par la Türkiye. La Türkiye et la RTCN rejettent la résolution.

    Source: digitallibrary.un.org

  • Date

    Avril 2003

    Les autorités chypriotes turques ont autorisé les Chypriotes grecs à passer dans le nord à partir d'avril 2003, pour la première fois depuis 1974, selon le Cyprus Mail. Un reportage contemporain d'Al Jazeera du 26 avril 2003 indique que deux autres points de passage depuis les zones des bases britanniques ont été autorisés.

    Source: cyprus-mail.com

  • Date

    1er mai 2004

    Chypre a adhéré à l'UE. La Commission européenne indique que le droit de l'UE est suspendu là où le gouvernement de la République de Chypre n'exerce pas de contrôle effectif, conformément au protocole 10 de l'acte d'adhésion de 2003, et que le règlement Ligne verte régit le passage des personnes et des marchandises.

    Source: commission.europa.eu

  • Date

    Aujourd'hui

    L'ONU décrit les fonctions de la UNFICYP comme comprenant la surveillance des lignes de cessez-le-feu et le maintien d'une zone tampon. Dans l'arrêt Loizidou c. Turquie (1996), la Cour européenne des droits de l'homme a déclaré que l'armée turque exerce un contrôle global effectif sur le nord de Chypre ; le ministère turc des Affaires étrangères héberge un examen critique de cette affaire publié en 1999 par Zaim Necatigil.

    Source: peacekeeping.un.org

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Ascendance et migration : ce que disent les sources. Concept visuel généré par IA
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Ascendance et migration : ce que disent les sources

Les historiens qui travaillent à partir des archives ottomanes décrivent une installation de populations venues d'Anatolie après 1571. Halil İnalcık écrit qu'à partir de 1572 les Ottomans ont transféré des Turcs d'Anatolie vers l'île selon la méthode du sürgün et fait venir « une grande masse de gens » comme population productive. Le résumé de l'éditeur de l'étude de Ronald Jennings sur les registres judiciaires décrit une migration obligatoire de Turcs musulmans de la province voisine de Karaman, ainsi que la conversion de chrétiens locaux à l'islam. Aucun des deux résumés ne donne ici un nombre de colons, et cette page n'en affirme aucun.

Ce n'est pas la seule ligne d'argumentation. Dans le résumé d'une communication à un colloque de 2019, le linguiste G. Y. Peler remet en cause l'habitude de dire que les Chypriotes turcs d'aujourd'hui descendent de ces premiers colons, et soutient que certains traits dialectaux (Hatay, Gaziantep, azerbaïdjanais, kiptchak) ne s'expliquent pas par une origine purement anatolienne centrale et méditerranéenne côtière. C'est une position minoritaire dans la recherche, et elle n'est pas tranchée. Un mémoire de master de 2014 de l'Eastern Mediterranean University énonce son objectif comme la mise en corrélation de l'ethnicité et du dialecte, ce qui montre comment la langue est utilisée comme preuve dans ce débat.

Les mouvements ultérieurs apparaissent dans les sources davantage comme un sujet politique et social que comme un chiffre. Le rapport PRIO de 2005 de Mete Hatay constate un vote ethnique parmi les personnes venues de Türkiye jusqu'en 1990 et une dispersion entre les partis généralistes depuis. Une thèse de l'université de Lancaster analyse comment l'immigration et le statut de citoyenneté ont façonné les récits identitaires dans le nord de Chypre. Les sources consultées pour cette page ne donnent aucun chiffre fiable sur les mariages mixtes ni sur les communautés chypriotes turques à l'étranger ; aucun n'est donc donné.

Deux articles à comité de lecture sur le chromosome Y sont souvent cités. Gurkan et ses collègues (Annals of Human Biology, 2017) ont typé 380 hommes échantillonnés comme Chypriotes turcs à 17 marqueurs Y-STR et ont conclu que les lignées paternelles semblent autochtones, avec le lien génétique le plus étroit avec les populations voisines du Proche-Orient. Heraclides et ses collègues (PLOS ONE, 2017) ont comparé un nouvel échantillon chypriote grec à ce même jeu publié de 380 haplotypes chypriotes turcs et ont rapporté que les Chypriotes grecs et turcs partagent principalement une ascendance paternelle commune antérieure à la période ottomane, les Chypriotes turcs montrant un léger déplacement vers les populations turques en raison d'haplogroupes d'Eurasie orientale que les auteurs décrivent comme d'origine ottomane possible.

Les deux articles ne portent que sur les lignées paternelles, sans données maternelles ni sur l'ensemble du génome. Le volet chypriote turc du second article est le jeu de données du premier ; les deux ne sont donc pas indépendants. Les interprétations sont celles des auteurs et sont nuancées par eux, et aucun des deux articles ne définit qui est Chypriote turc. Cette page ne donne aucun pourcentage.

L'identité ne se réduit pas à la génétique. L'American Society of Human Genetics indique que la plupart de la variation génétique humaine est un gradient, de sorte que des frontières nettes entre groupes de population ne peuvent pas être attribuées avec exactitude. C'est une déclaration générale, non une déclaration sur les Chypriotes turcs. L'usage public de tels résultats à Chypre est politique, et ils ne doivent pas servir à affirmer une identité commune ni à nier des différences.

  • Historien

    Halil İnalcık : sürgün à partir de 1572

    L'article d'İnalcık « A Note on the Population of Cyprus » soutient, à partir des registres Mühimme ottomans et de sources vénitiennes, que des Turcs d'Anatolie ont été déportés et installés sur l'île. La copie de la page ne donne pas d'année de publication, et l'expression « grande masse » est la caractérisation d'İnalcık, non un décompte.

    Source: dergipark.org.tr

  • Historien

    Ronald Jennings : registres judiciaires ottomans

    Le livre de Jennings sur les chrétiens et les musulmans dans la Chypre ottomane, 1571–1640, s'appuie sur des registres judiciaires ; le résumé de l'éditeur mentionne une migration obligatoire depuis Karaman et la conversion de chrétiens locaux. Il n'indique aucun nombre de colons.

    Source: muse.jhu.edu

  • Linguiste

    G. Y. Peler : une lecture alternative

    Le résumé de la communication de Peler de 2019 dit qu'il est d'usage d'affirmer que les Chypriotes turcs d'aujourd'hui descendent des premiers colons, et demande si leurs ancêtres linguistiques se trouvent réellement en Anatolie centrale et sur la côte méditerranéenne. Seul le résumé a été lu, et il s'agit d'une position minoritaire.

    Source: avesis.erciyes.edu.tr

  • Recherche

    La langue comme preuve

    Le mémoire de 2014 de Betmezoğlu à l'Eastern Mediterranean University énonce son objectif comme la fourniture de données qui mettront en corrélation l'ethnicité et le dialecte. C'est un mémoire d'étudiant, cité ici seulement pour montrer comment la langue fait l'objet de discussions, et non comme une autorité sur les origines.

    Source: i-rep.emu.edu.tr

  • Recherche

    Rapport du PRIO sur la politique de migration

    Le rapport « Beyond Numbers » de Hatay (2005) est ici une source consultée au niveau du résumé : il relève la sensibilité politique du sujet et rapporte le schéma de vote jusqu'en 1990. Le PRIO Cyprus Centre se décrit comme un centre de recherche indépendant et bicommunautaire.

    Source: prio.org

  • Recherche

    Identité, immigration et citoyenneté

    La thèse de Cirakli à Lancaster est une analyse de discours, non une étude démographique ; seule sa page de résumé a été lue.

    Source: eprints.lancs.ac.uk

  • Génétique

    Gurkan et al. (2017)

    380 échantillons, 17 loci Y-STR, lignée paternelle uniquement. L'interprétation « autochtone » est celle des auteurs, et seul le résumé a été lu.

    Source: pubmed.ncbi.nlm.nih.gov

  • Génétique

    Heraclides et al. (2017)

    Un nouvel échantillon chypriote grec comparé au jeu publié de 380 haplotypes chypriotes turcs, que la section Méthodes décrit comme accessible au public. Les auteurs, établis dans la République de Chypre et ailleurs, relèvent certaines différences malgré l'ascendance partagée qu'ils rapportent.

    Source: pubmed.ncbi.nlm.nih.gov

  • Déclaration

    American Society of Human Genetics (2018)

    La plupart de la variation génétique humaine est répartie selon un gradient, de sorte que des frontières nettes entre groupes de population ne peuvent pas être attribuées avec exactitude. Une déclaration professionnelle générale, qui ne concerne pas Chypre.

    Source: pmc.ncbi.nlm.nih.gov

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Apparence et stéréotypes. Concept visuel généré par IA
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Apparence et stéréotypes

Il n'existe pas d'apparence unique qui désignerait quelqu'un comme Chypriote turc. Les membres de la communauté, comme les gens partout, diffèrent par la taille, le teint, les cheveux et les traits, et les sources sur les origines citées plus haut décrivent plus d'une ligne de mouvement et de contact. Cette page ne comporte donc ni portraits ni photographies d'archive et ne décrit personne par son apparence.

La seule source de cette vérification qui aborde l'idée de types fixes est générale : l'American Society of Human Genetics indique que la variation humaine est surtout un gradient, de sorte que les frontières entre groupes ne peuvent pas être attribuées avec exactitude. Aucune source trouvée ne décrit une apparence chypriote turque, et les articles sur le chromosome Y étudient des marqueurs de lignée paternelle, non l'apparence. Deviner l'origine, le nom ou les opinions politiques de quelqu'un d'après son apparence ou son accent n'est pas fiable ; il s'agit d'un conseil général de courtoisie de NORTHEA, non d'un constat tiré d'une source.

  • Déclaration

    Pas de types humains fixes

    La déclaration de l'ASHG indique que des frontières nettes entre groupes de population ne peuvent pas être attribuées avec exactitude, car la plupart de la variation est un gradient.

    Source: pmc.ncbi.nlm.nih.gov

  • Limite

    Ce que les articles sur l'ADN ne disent pas

    L'article de Gurkan analyse 17 loci Y-STR chez 380 hommes ; il porte sur les lignées paternelles, ne dit rien de l'apparence et ne définit pas qui est Chypriote turc.

    Source: pubmed.ncbi.nlm.nih.gov

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Kıbrıs Türkçesi : ce que disent les sources sur le dialecte. Concept visuel généré par IA
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Kıbrıs Türkçesi : ce que disent les sources sur le dialecte

Le turc chypriote (Kıbrıs Türkçesi) est le turc parlé par les Chypriotes turcs. Les sources utilisées ici le traitent comme du turc doté de ses propres sons, de sa propre intonation et de son propre vocabulaire, et non comme une erreur. La page sur la culture présente le dialecte ; cette section ajoute les sons, la prosodie, les limites régionales et les mots issus de contacts, et les fiches ci-dessous donnent d'autres exemples que la page sur la culture ne contient pas.

Sur les sons, Orhan Kabataş (2006) appelle le passage du k final à g le trait phonétique le plus répandu du turc chypriote, note que le voisement de ç, k et t diffère selon les districts sans les nommer, et décrit le ğ devenant v, des consonnes doublées qui peuvent venir de l'emphase, et une voyelle ajoutée devant les groupes consonantiques initiaux dans les emprunts. Nurettin Demir décrit l'abrègement des voyelles longues dans les emprunts à l'arabe et au persan, et Mustafa Argunşah (2001) rapporte le même abrègement, qui selon lui ne s'explique pas par la seule influence du grec.

Sur la prosodie, Demir décrit des questions marquées par l'accent sur la dernière syllabe et note que la particule interrogative est employée bien moins qu'en turc standard. La cause est débattue : Kabataş attribue ce schéma à l'influence du grec, Argunşah dit qu'il se rencontre aussi dans les dialectes anatoliens et en turc standard et n'est donc pas propre à Chypre, et Demir dit que l'accent chypriote diffère et appelle un travail expérimental. Une étude acoustique de 2023 (Payne et collègues) portant sur quatre jeunes locuteurs de Nicosie a constaté que deux employaient une mélodie interrogative proche du grec et deux une mélodie proche du turc ; les deux qui avaient la mélodie proche du turc avaient récemment étudié en Türkiye, et la particule était facultative avec cette mélodie et jamais employée avec celle proche du grec. Les auteurs qualifient ces résultats de préliminaires.

Sur la variation régionale, Kabataş dit qu'il est erroné de traiter Chypre comme ayant un seul « Kıbrıs ağzı » : il décrit un ensemble de dialectes dont il juge les différences peu importantes, et dit que les différences régionales s'estompent lentement depuis 1974, ce qu'il présente comme une tendance plutôt que comme un processus achevé. Demir rattache quelques traits à des lieux nommés : un l de timbre antérieur à Karpaz, f devenant h à Karpaz, un z supplémentaire dans la région de Gazimağusa et un sens pluriel de -lIk dans certaines parties d'Akdoğan et d'Akıncılar chez des locuteurs venus de la région de Baf. Il dit que ces traits ne représentent pas tous les dialectes chypriotes et que, dans les villages comptant beaucoup de nouveaux arrivants après 1974, le dialecte local a moins d'influence. Argunşah relève l'assimilation entre mots à voyelles postérieures dans le parler de Lefkoşa. Les sources divergent sur l'endroit où l'on entend f > h (Karpaz selon Demir, Baf selon Betmezoğlu), et aucune source ouverte pour cette page ne décrit spécifiquement le parler de Girne ou de Güzelyurt. Kabataş ajoute que le Derleme Sözlüğü enregistre de nombreux mots de Baf, Limasol et Köfünye, aujourd'hui dans le sud, que des locuteurs plus âgés installés dans le nord ont conservés.

Sur les mots issus de contacts, les fiches donnent l'origine déclarée par chaque source. Pehlivan et Chirli (2011) recueillent des mots italiens, Erciyas (2021) des mots venus de l'italien, y compris le vénitien, de l'anglais et du français, et Kabataş et Betmezoğlu des mots venus du grec, de l'italien et de l'anglais. Pehlivan et Chirli disent que certains éléments ne survivent que chez les locuteurs âgés, et Kabataş dit qu'une liste de mots grecs a été en grande partie apprise par des Chypriotes turcs en Anatolie et rapportée, de sorte qu'ils sont aussi employés dans les dialectes anatoliens. Peler (2020) constate que les suffixes copiés du grec n'apparaissent que dans des mots figés et ne sont pas productifs. Aucune source ne chiffre combien de locuteurs emploient tel ou tel élément aujourd'hui ; les mots sont donc des exemples, non l'affirmation que tout le monde les dit.

Aucune indication de prononciation n'est donnée, délibérément. Aucune des sources ouvertes ne donne l'API pour des mots précis du turc chypriote, et aucun enregistrement audio de locuteur natif sous licence utilisable n'a été trouvé ; cette page ne propose donc ni API ni audio. Les graphies suivent l'orthographe turque propre à chaque source, y compris le ñ et la marque de coup de glotte de Demir et le ŋ de Kabataş.

  • Trait phonétique

    belezig, dörd → bilezik, dört

    Les k et t finaux de mot sont voisés : bracelet, quatre. Kabataş appelle le passage de k final à g le trait phonétique le plus répandu du turc chypriote. Portée de la source : le turc chypriote en général, selon Kabataş (2006) ; aucun district nommé.

    Source: tdkbelleten.gov.tr

  • Trait phonétique

    buraşta, oraşta, şuraşta → burada, orada, şurada

    Un ş apparaît devant la désinence locative des démonstratifs (ici, là, là-bas). Demir le décrit comme distinctif et n'en a trouvé aucun équivalent dans les dialectes de Türkiye ; Kabataş reconstruit buraşta comme venant de buracıkta (juste ici). Portée de la source : les dialectes chypriotes en général, selon Demir.

    Source: turkoloji.cu.edu.tr

  • Trait phonétique

    suvan, dovru, ovlan → soğan, doğru, oğlan

    Le son ğ devient v : oignon, droit ou correct, garçon. Les gloses sont les sens des mots standard. Kabataş suggère une influence de type kiptchak. Portée de la source : le turc chypriote en général ; aucun district nommé.

    Source: tdkbelleten.gov.tr

  • Trait phonétique

    armıt, avıç, davıl → armut, avuç, davul

    La voyelle d'une syllabe suivante reste non arrondie après une voyelle non arrondie de la première syllabe : poire, paume de la main, tambour. Kabataş y voit l'un des traits phonétiques les plus distinctifs des dialectes chypriotes. Portée de la source : les dialectes chypriotes ; aucune limite de district indiquée.

    Source: tdkbelleten.gov.tr

  • Trait phonétique

    güççük, yüzzük, gaççak → küçük, yüzük, kaçak

    Les consonnes sont doublées : petit, bague, fugitif. Kabataş dit que le doublement peut venir de l'emphase. Portée de la source : les dialectes chypriotes ; aucun district nommé.

    Source: tdkbelleten.gov.tr

  • Trait phonétique

    yapmaz mızdı → yapmaz mıydı

    Demir relève un z supplémentaire après l'élément interrogatif, dans des formes telles que yapmaz mızdı, deme mizdi et orda mızdı. Portée de la source : trouvé surtout dans la région de Gazimağusa, selon Demir, qui dit que ses traits régionaux ne représentent pas tous les dialectes chypriotes.

    Source: turkoloji.cu.edu.tr

  • Trait phonétique

    ehendi → efendi

    Betmezoğlu, citant le dictionnaire de Kabataş, dit que f > h est un trait de la région de Baf. Demir place f > h à Karpaz, tandis que Kabataş (2006) donne le changement inverse, h > f (fız pour hız), sans nommer de district. Les sources ne s'accordent pas sur l'endroit où on l'entend. Portée de la source : région de Baf selon Betmezoğlu ; Karpaz selon Demir.

    Source: i-rep.emu.edu.tr

  • Expression

    Teşekkür ederim çok → Çok teşekkür ederim

    Merci beaucoup, avec çok après le verbe. Kabataş note que cet ordre correspond à celui du grec (Efharisto poli) et de l'anglais. Portée de la source : les dialectes chypriotes ; Kabataş relie cela à l'influence du grec.

    Source: tdkbelleten.gov.tr

  • Expression

    nolduk, nolacam, neçin → ne olduk, ne olacağım, ne için

    Contractions de « qu'est-ce que nous sommes devenus », « qu'est-ce que je deviendrai » et « pour quoi » (pourquoi). Portée de la source : le parler chypriote (Kıbrıs ağzı) dans des exemples qu'Argunşah (2001) tire de recueils publiés.

    Source: dergipark.org.tr

  • Expression

    Lazım gidelim eve da yemek yeylim → Eve gidip yemek yemeliyiz

    Nous devons rentrer à la maison et manger : la nécessité exprimée avec lazım et un verbe à l'optatif. Portée de la source : les dialectes chypriotes en général, selon Demir.

    Source: turkoloji.cu.edu.tr

  • Expression

    Lüzum göreyim seni → Seni görmem lazım

    Je dois te voir. Kabataş rattache la structure au grec (Hriazome na se do). Portée de la source : les dialectes chypriotes ; Kabataş l'attribue à l'influence du grec.

    Source: tdkbelleten.gov.tr

  • Expression

    endaksi → tamam / peki, oldu

    D'accord, très bien. Betmezoğlu, citant l'entrée du dictionnaire de Kabataş, le fait dériver du grec endaksi. Portée de la source : entrée de dictionnaire telle que rapportée dans le mémoire ; origine grecque telle qu'indiquée dans ce mémoire.

    Source: i-rep.emu.edu.tr

  • Emprunt

    isviç, istop → anahtar, stop

    Les mots anglais switch et stop avec un i- initial ajouté. Kabataş glose isviç par anahtar (interrupteur, clé). Portée de la source : les dialectes chypriotes ; origine indiquée par Kabataş.

    Source: tdkbelleten.gov.tr

  • Emprunt

    ispirto → kibrit

    Allumettes. Kabataş le fait dériver du grec spirto avec un i- initial ajouté. Portée de la source : les dialectes chypriotes ; origine indiquée par Kabataş.

    Source: tdkbelleten.gov.tr

  • Emprunt

    bomilarga → domates

    Tomate, de l'italien pomidoro ou pomodoro selon Pehlivan et Chirli (2011). Portée de la source : le parler chypriote turc (KTA) en général.

    Source: dergipark.org.tr

  • Emprunt

    siketto → sade kahve

    Café noir sans sucre. Erciyas le fait dériver de l'italien schietto (pur, sans mélange). Portée de la source : Kıbrıs Türk ağzı, tel que listé dans sa communication au congrès de 2021.

    Source: akmb.gov.tr

  • Emprunt

    uruba → elbise

    Robe ou vêtements. Erciyas le fait dériver de l'italien (vénitien) ruba. Portée de la source : Kıbrıs Türk ağzı, tel que listé dans sa communication au congrès de 2021.

    Source: akmb.gov.tr

  • Mot

    ısgordo → sarmısak

    Ail. Betmezoğlu le fait dériver du grec chypriote sgordo avec une voyelle initiale ajoutée. Portée de la source : entrée de dictionnaire (KTES) telle que rapportée dans le mémoire.

    Source: i-rep.emu.edu.tr

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Rencontrer les gens : courtoisie et sensibilité linguistique. Concept visuel généré par IA
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Rencontrer les gens : courtoisie et sensibilité linguistique

Les sources examinées pour cette page ne contiennent aucun guide de savoir-vivre à l'intention des visiteurs ou des résidents. Ce qui suit relève de la courtoisie générale selon NORTHEA, non d'une affirmation sur tous les Chypriotes turcs ; lorsqu'une source étaye un point, la fiche la nomme.

Sur la langue, considérez le dialecte comme une variété à longue histoire plutôt que comme du turc incorrect ; Kabataş fait remonter certains mots locaux au vieux turc. Demander ce que signifie un mot est une manière courtoise de montrer son intérêt. Les résidents peuvent aussi parler le turc standard, l'anglais ou d'autres langues, et les sources ne disent pas qui parle quoi ; évitez donc de faire des suppositions sur le parcours de quelqu'un à partir de son accent.

Sur les termes, les institutions nomment différemment le lieu et la population (voir la première section), et les deux parties décrivent différemment 1963, 1974 et 1983. En tant qu'invité, il est courtois de laisser chacun employer ses propres mots et de ne pas insister sur les débats politiques sauf invitation. Sur la religion, la définition de 1960 comptait les traditions culturelles et la langue maternelle autant que la foi musulmane ; ne présumez donc pas de la pratique d'une personne. Voir religion et lieux de culte pour les sites et la pratique.

  • Langue

    Le dialecte n'est pas du mauvais turc

    Kabataş soutient que les traits phonétiques du dialecte doivent être comparés au vieux turc, au turc ancien d'Anatolie et aux dialectes anatoliens plutôt qu'au turc standard.

    Source: tdkbelleten.gov.tr

  • Identité

    Ne pas déduire l'identité de l'apparence

    La déclaration de l'ASHG indique que les frontières entre groupes de population ne peuvent pas être attribuées avec exactitude à partir de la variation humaine.

    Source: pmc.ncbi.nlm.nih.gov

  • Identité

    Plusieurs façons d'appartenir

    La Constitution de 1960 définissait la communauté turque par l'origine et la langue maternelle, ou les traditions culturelles, ou la foi musulmane, ce qui explique que la religion seule ne dise pas qui est quelqu'un.

    Source: servat.unibe.ch

  • Terminologie

    Les noms diffèrent selon les institutions

    La Représentation de la Commission européenne à Chypre emploie le terme communauté chypriote turque et décrit le nord comme la zone où le gouvernement de la République de Chypre n'exerce pas de contrôle effectif.

    Source: cyprus.representation.ec.europa.eu

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Musées, archives et histoire orale. Concept visuel généré par IA
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Musées, archives et histoire orale

Le site du Département des antiquités et des musées de la RTCN n'a pas pu être ouvert lors de cette vérification, et un article de presse de 2017 sur la réouverture du musée d'ethnographie du manoir Derviş Paşa n'a pas pu l'être non plus. Cette page ne donne donc ni horaires d'ouverture, ni tarifs, ni statut actuel des musées ; renseignez-vous auprès de chaque musée. Les musées que le Département répertorie sont décrits sur la page sur la culture, qui a été vérifiée séparément.

Les liens ci-dessous ont été ouverts et sont des adresses valides, mais leurs conditions d'accès ne sont pour la plupart pas indiquées ; confirmez-les avant de vous déplacer. Plusieurs proviennent d'institutions bicommunautaires ou de la République de Chypre, ce qui permet de voir plus d'un récit des mêmes années ; aucun n'est un site officiel de la RTCN.

  • Archive

    Cyprus Critical History Archive

    Une archive en ligne ouverte d'articles de presse numérisés, chypriotes grecs et chypriotes turcs, sur les violences intercommunautaires de 1955–1964, en anglais, en grec et en turc.

    Source: ccha-ahdr.info

  • Bibliothèque

    EMU Özay Oral Library

    La bibliothèque de l'Eastern Mediterranean University répertorie une archive de journaux chypriotes turcs parmi ses catalogues et outils de recherche. Sa page n'indique pas la politique d'accès du public ; vérifiez avant de vous déplacer.

    Source: library.emu.edu.tr

  • Bibliothèque

    Near East University Grand Library

    L'université indique que la Grand Library offre des services 24 heures sur 24 aux étudiants et au public. Il s'agit d'une déclaration de communiqué de presse ; confirmez les conditions d'accès.

    Source: neu.edu.tr

  • Histoire orale

    Frederick University Oral History Archive

    La page de méthodologie indique qu'une quarantaine de personnes des deux communautés ont été interrogées sur la période 1960–1974. C'est un petit échantillon de projet, et les conditions d'accès n'ont pas été vérifiées.

    Source: frederick.ac.cy

  • Organisation

    AHDR

    L'Association for Historical Dialogue and Research se décrit comme une organisation bicommunautaire œuvrant pour l'enseignement de l'histoire et le dialogue. Ses fonds d'histoire orale n'ont pas été localisés sur le site lors de cette vérification.

    Source: ahdr.info

  • Centre de recherche

    PRIO Cyprus Centre

    Se décrit comme un centre de recherche indépendant et bicommunautaire, actif depuis 2005. C'est sa propre description.

    Source: cyprus.prio.org

  • Patrimoine

    Comité technique bicommunautaire du patrimoine culturel

    Le Cyprus Mail rapporte, en citant le PNUD, que depuis 2012 plus de 128 sites du patrimoine culturel de toute l'île ont fait l'objet de travaux de conservation par le comité.

    Source: cyprus-mail.com

  • Inventaire

    Kültür Envanteri : tekke mevlevi, Lefkoşa

    Un inventaire culturel indépendant répertorie le tekke mevlevi de Lefkoşa comme un musée-tekke du 16e siècle, mis à jour le 13 juillet 2026. Ce n'est pas une source officielle de la RTCN.

    Source: kulturenvanteri.com

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Informations pratiques

  • Méthode : chaque affirmation est rattachée à une source nommée ouverte le 31 octobre 2026, et les citations sont gardées courtes. Les formulations de l'ONU, de l'UE et des tribunaux sont attribuées à ces instances, et la position de chaque partie à cette partie. L'étude par pays de la Bibliothèque du Congrès date de 1991 ; elle n'est donc utilisée que pour les dates et la structure. Certains textes de l'ONU ont été lus sur des sites miroirs ou dans des compilations.
  • NORTHEA ne rend pas d'avis juridiques ; nous coordonnons un examen juridique indépendant et constituons des dossiers de vérification préalable (due diligence).
  • Vérification juridique : contrôlée par un avocat inscrit au barreau de la KKTC.
  • Corrections : écrivez à NORTHEA via la page de contact.
  • Omis faute de source vérifiée : nombres de colons, chiffres sur les mariages mixtes et la diaspora, pourcentages d'ADN, API et audio, horaires d'ouverture et tarifs des musées, et le site officiel du Département des antiquités et des musées de la RTCN. Les textes primaires de l'UE sur EUR-Lex (protocole 10 et règlement 866/2004) n'ont pas pu être récupérés ; la position de l'UE est donc citée d'après les pages de la Commission européenne.
  • Les mots du dialecte sont des exemples tirés d'études nommées, non l'affirmation que tous les Chypriotes turcs les emploient. Les graphies diffèrent selon les sources et suivent l'orthographe propre à chacune.

Questions fréquentes

Qui sont les Chypriotes turcs ?

Les Chypriotes turcs (Kıbrıs Türkleri) sont la communauté turcophone de Chypre. La Constitution de 1960 définissait ses membres par l'origine turque et la langue maternelle, les traditions culturelles turques ou la foi musulmane. Les identités individuelles et les histoires familiales varient, et le terme n'est pas un test de filiation.

D'où viennent les Chypriotes turcs ?

Des historiens tels que Halil İnalcık et Ronald Jennings décrivent une installation et une migration obligatoire depuis l'Anatolie après 1571, et Jennings décrit aussi la conversion de chrétiens locaux. Le linguiste G. Y. Peler soutient que les traits dialectaux indiquent une origine plus complexe. Aucune source utilisée ici ne donne de nombre de colons.

« Chypriote turc » désigne-t-il une ethnicité, une citoyenneté ou une nationalité ?

C'est surtout une étiquette communautaire ou ethnique. La citoyenneté est distincte : la Commission européenne indique que tous les Chypriotes ont en principe droit à la citoyenneté de la République de Chypre et donc à la citoyenneté de l'UE, sous réserve du droit de cette République. La nationalité s'emploie de façons différentes ; demandez donc ce que la personne veut dire.

Que disent les études ADN sur l'ascendance des Chypriotes turcs ?

Deux articles de 2017 étudient uniquement les lignées paternelles (chromosome Y), à partir d'un jeu de données commun de 380 hommes. Gurkan et ses collègues interprètent les lignées comme autochtones et les plus proches des populations du Proche-Orient ; Heraclides et ses collègues rapportent surtout une ascendance paternelle commune antérieure à la période ottomane avec les Chypriotes grecs, plus un léger déplacement vers les populations turques. Aucun des deux ne définit qui est Chypriote turc.

Existe-t-il une apparence chypriote turque ?

Non. L'American Society of Human Genetics indique que la plupart de la variation génétique humaine est un gradient, de sorte que des frontières nettes entre groupes ne peuvent pas être attribuées avec exactitude, et aucune source vérifiée ne décrit une apparence chypriote turque. Cette page n'utilise donc aucun portrait.

En quoi le turc chypriote diffère-t-il du turc de Türkiye ?

Les sources décrivent des différences de sons (par exemple k et t finaux voisés, comme dans dörd), d'intonation des questions, de certains points de grammaire et de vocabulaire, qui comprend des emprunts au grec, à l'italien et à l'anglais. Kabataş fait remonter certains mots locaux au vieux turc, et traite le dialecte comme une variété à comparer au turc plus ancien, non comme une erreur.

Existe-t-il un seul accent chypriote turc ?

Non. Kabataş juge inexacte l'étiquette unique « Kıbrıs ağzı » et décrit un ensemble de dialectes dont il juge les différences peu importantes. Des traits sont rattachés à des zones nommées comme Karpaz, Gazimağusa et Baf, et il dit que les différences régionales s'estompent lentement depuis 1974.

Quels mots du turc chypriote viennent du grec, de l'italien ou de l'anglais ?

Exemples tirés des sources : ispirto (allumettes) du grec, bomilarga (tomate) et siketto (café noir sans sucre) de l'italien, et isviç (interrupteur) de l'anglais. Pehlivan et Chirli disent que certains de ces éléments ne survivent que chez les locuteurs âgés, et les fiches de cette page donnent l'origine déclarée par chaque source.

Qu'a dit l'ONU à propos de 1974 et de 1983 ?

En 1974, le Conseil de sécurité a exigé la cessation immédiate de toute intervention militaire étrangère dans la République de Chypre (résolution 353). En 1983, il a jugé la déclaration de la RTCN juridiquement invalide (541), et en 1984 il a appelé les États à ne pas reconnaître le prétendu État (550). La Türkiye et la RTCN rejettent ces résolutions et décrivent 1974 comme une opération de paix.

Où trouver des archives ou de l'histoire orale ?

Les ressources ouvertes lors de cette vérification comprennent la Cyprus Critical History Archive (journaux sur 1955–1964), l'archive de journaux chypriotes turcs répertoriée par la bibliothèque de l'EMU, l'Oral History Archive de la Frederick University, et l'AHDR et le PRIO Cyprus Centre bicommunautaires. Les conditions d'accès varient ; confirmez-les avant de vous déplacer.

Sources

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